
C’est un discours programmatique et accusateur que sa Majesté Mohamed Vi a prononcé devant le Parlement. Le Roi a fixé des priorités stratégiques mais a également dénoncé aussi les inerties qui minent l’efficacité de l’État. Il s’agit d’une une feuille de route mais aussi d’une mise en garde, car derrière la solennité des mots, se dessine pour le Roi Mohamed VI, une exigence : transformer la fierté nationale en responsabilité politique, et faire des promesses institutionnelles, des résultats tangible.
Pape Amadou Fall
« Cette mandature intervient dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir pour poursuivre la dynamique de réalisations dans les différents domaines.
S’agissant du nouveau mandat législatif et gouvernemental, Nous attendons qu’il constitue un véritable tournant pour un Maroc soucieux de poursuivre son ambition de puissance économique émergente et fiable et tout aussi attaché à trouver un équilibre harmonieux entre les logiques de croissance économique et les impératifs d’une justice sociale et spatiale renforcée. »
Le Roi a rappelé l’ambition d’un Maroc émergent, capable de conjuguer croissance économique et justice sociale. Il a évoqué les grands chantiers que sont ; la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire, numérique et l’intelligence artificielle ce qui traduit de sa part une volonté de projeter le pays dans l’avenir. Mais l’insistance sur la célérité et la créativité du secteur privé révèle une impatience : l’heure n’est plus aux diagnostics, mais à l’action.
La jeunesse comme test de crédibilité
Sa Majesté a placé la jeunesse au cœur des politiques publiques. Ainsi, l’Éducation, la qualification, l’insertion économique, autant de leviers pour restaurer la confiance des jeunes dans les institutions ont été mis en avance
Régionalisation : l’éternel retard
La gouvernance territoriale a marqué l’adresse au Royaume. Ainsi Le Roi a dénoncé sans détour les retards et dysfonctionnements qui paralysent la décentralisation et la déconcentration. Sans ambages, le Roi a indiqué que : plus aucun atermoiement n’est tolérable. La Charte de Déconcentration doit être appliquée, avec transfert réel de compétences et de ressources. Ce qui sonne comme une critique implicite de l’administration centrale, accusée de freiner la dynamique.
Diplomatie et migration : entre réalisme et fermeté
Sa Majesté a indiqué que ur le plan international, le Maroc se présente comme un partenaire fiable tout en relevant que le Royaume reconnaît les limites du modèle actuel de coopération migratoire, notamment avec l’Espagne. Ainsi derrière les formules diplomatiques, une ligne rouge est tracée : le partenariat est un choix souverain, non négociable sous la menace ou le chantage.
Un contrat moral avec les citoyens
Enfin, le Roi rappelle aux parlementaires que leur mandat est un engagement politique et un contrat moral. C’est par une citation du Coran,: la responsabilité devant Dieu, les citoyens et l’histoire, qu’il clôturé son adresse aux parlementaires

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