
Le Pm El Amine Lo attendu sur sa feuille de route
El amine Lo a réussi son passage devant la représentation nationale. Les parlementaires l’ont écouté attentivement, les débats ont été sans concession mais au bout du compte, on retiendra qu’il n’y a pas eu de motion de censure. Cette épée de Damoclès a pesé sur la séquence devant les députés compte tenu des divergences de vue entre l’exécutif et le législatif.
Alain Savary
On retiendra de la sortie du pm une clarté du cap stratégique avec le maintien de la vision Sénégal 2050 et les sept ruptures définies par son prédécesseur, garantissant comme il dit une continuité politique et institutionnelle.
Al amine Lo a démontré qu’il avait un parcours solide (bceao, secrétariat général du gouvernement, ministre d’état en charge de l’agenda Sénégal 2050) ce qui lui confère une expertise technique et institutionnelle. Il a fait un diagnostic lucide des contraintes en identifiant de manière précise les sept défis majeurs selon lui que sont le contrat social, finances publiques, jeunesse, administration, climat, environnement des affaires, géostratégie. Al amine Lo a mis l’accent sur l’éthique et la responsabilité. Il a parlé des reformes structurelles annoncées par la rationalisation des dépenses publiques, l’apurement des arrières, la réforme des subventions énergétiques, les audits fonciers et financiers et la volonté de renforcer la souveraineté par la transformation des ressources extractives (pétrole, gaz, mines) en capital durable et productif
Al amine Lo n’a pas caché les points faibles du Sénégal que sont le poids de la dette publique, (132 % du Pib en 2024), une crédibilité financière fragilisée et une dépendance aux financements extérieurs. Le premier ministre a relevé le rythme lent des reformes, la vulnérabilité sociale persistante qui impacte une forte proportion de ménages vulnérables (40 % de la population), le chômage endémique, la précarité des jeunes et des retraites.

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