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Italie : dernière messe avant le conclave  

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À Rome (Italie), 135 cardinaux se réuniront dès le 7 mai pour élire le nouveau pape.  

Parmi ces 135 cardinaux, il y a le cardinal Fridolin Ambongo Besungu. À 65 ans, il dirige l’archidiocèse qui compte le plus grand nombre de catholiques sur le continent africain. Il est surtout connu pour son franc-parler. 

Le cardinal se réjouit de pouvoir prendre part à cette réunion : « Je n’ai jamais participé à un conclave. Pour moi, ce sera la première fois. Je vais découvrir et ensuite, c’est le travail de l’Esprit-Saint. Je ne sais pas s’Il sera assez bon pour nous donner d’emblée un pape. Mais nous espérons que cela ne durera pas trop longtemps comme dans le passé, à l’époque médiévale, quand il fallait bloquer les cardinaux », confie-t-il.  

L’archevêque de Kinshasa tient toutefois à être clair : « Nous sommes là pour le conclave, nous ne nous occupons pas du cas de tel continent ou de tel pays. Je ne suis pas ici pour le Congo, je ne suis pas ici pour l’Afrique, je suis ici pour l’Église universelle. Quand nous aurons terminé, je retournerai à Kinshasa et je remettrai mon chapeau d’archevêque de Kinshasa et la lutte continuera. »

Le conclave, qui débutera le 7 mai prochain, aura lieu au sein de la célèbre chapelle Sixtine au Vatican et 135 cardinaux se réuniront alors pour cette élection cruciale. 

Qui est le cardinal Ambongo ?

Au Congo et dans toute l’Afrique, le cardinal Fridolin Ambongo est considéré comme conservateur. En 2024, il a signé une déclaration au nom des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar refusant de suivre la déclaration du pape François pour la bénédiction des couples du même sexe. 

Une prise de position qui a cristallisé à la fois la position de l’Église africaine sur la question des LGBTQ+ et la stature de M. Ambongo au sein de la hiérarchie africaine. 

Le cardinal critique aussi ouvertement le gouvernement de son pays. Il est également connu pour son plaidoyer en faveur de la justice sociale. Des critiques qui lui ont permis d’avoir l’admiration du public mais qui lui ont valu des ennuis judiciaires. 

En 2024, des procureurs ont ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à son encontre après l’avoir accusé de “provocation” en raison de ses critiques sur la gestion par le gouvernement du conflit dans l’est du Congo. 

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